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Veilance – Arc’Téryx

Scroller pour en savoir plus ThomasThomas - founder / mad of backpacks -

J’ai découvert la marque Arc’Téryx il y a 8 ans, lors de mon premier salon de l’Outdoor, à Friedrichshafen en Allemagne. Les plus grosses marques Outdoor étaient présentes (The North Face, Columbia, Jack Wolfskin, Norrona, etc…) et Arc’Téryx ne se différenciait pas par la taille de son stand (« regarde qui a la plus grosse »…), mais plutôt par ses produits. Il est pourtant difficile de sortir du lot parmi toutes ces marques. Car même si, malgré tout, chaque saison les designers réussissent à trouver les accessoires, les chartes de couleurs et les technologies qui font une sensible différence, j’aurais par exemple beaucoup de mal à faire la différence entre un Gore-tex The North Face et un GT Black Diamond : sans le logo, cela me paraît impossible. Pourtant, certaines marques (comme celle de l’oiseau préhistorique) se distinguent. Par leur prix, déjà. Mais surtout par leur style minimaliste et leurs finitions. Et comme vous le savez déjà, je suis très attaché à la qualité des finitions : je sais que pour obtenir un tel niveau, il faut s’arracher les cheveux pendant un moment et pousser à bout tous les procédés techniques liés à la fabrication du produit.

Depuis peu, Arc’Téryx a lancé Arc’Téryx Veilance : une nouvelle gamme de produits pour les besoins quotidiens. Il ne s’agit plus de gravir des montagnes mais de rattraper son bus. Une interview très intéressante réalisée par l’équipe de Haven Shop, donne la parole au designer Conroy Nachtigall, en charge du développement de la branche Veilance. Il nous explique que l’objectif d’Arc’Téryx est de tout mettre en oeuvre pour que l’utilisateur ne pense pas à ce qu’il porte. Finalement, son travail consiste à nous faire oublier qu’un vêtement nous enveloppe et que chaque zip, chaque couture ou chaque soudure ne doit pas nous gêner dans nos explorations, même les plus simples. L’idée est donc de mettre entièrement la technique au profit du quotidien, ce qui se trouve être un très beau projet selon moi. Bon… en portant une veste Arc’Téryx, je m’imagine surtout me dire que je porte une veste à plus de 600 euros, et que je dois faire attention de ne pas la déchirer entre des branches, mais ça c’est une autre histoire 😉 .

Dans cette nouvelle branche Veilance, ils ont aussi développé un sac à dos : le Nomin Pack. On peut remarquer qu’ils ont utilisé la même technologie que sur leurs vestes imper-respirantes : pour assembler les tissus, ils les ont cousus, puis ont fixé une bande d’étanchéité à l’intérieur. C’est un procédé qui fonctionne bien : le sac est totalement étanche et la couture reste plus résistante qu’une soudure haute fréquence (dans le cas où on utilise des tissus très légers, comme ici). Vous pouvez d’ailleurs voir la machine qui permet d’appliquer cette bande d’étanchéité sur la photo ci-contre.

C’est ce qui me plaît tant dans cette gamme : je crois qu’ils font partie des premiers à faire ce type de « transfert » de technologie. Je doute que la toile utilisée soit respirante (ça n’aurait pas d’intérêt, à moins que le sac soit dédié au transport d’êtres vivants 😉 ) mais d’apparence, ce tissu pourrait venir d’un rouleau ayant servi aussi à la fabrication d’une de leurs vestes.

ET, les bretelles sont ce qui reste de plus incroyable. Là encore, ils ont mélangé leurs différentes connaissances techniques et ont pensé les bretelles comme ils pensent leurs… harnais. Leur objectif était certainement d’obtenir le meilleur compromis (car il s’agit bien toujours de compromis) entre souplesse, confort, légèreté, minimalisme et fonctionnalité. Une bretelle de sac à dos est un condensé de fonctionnalités ! Réussir à créer une bretelle qui soit à la fois fonctionnelle et si minimaliste était un vrai pari… qu’ils ont, une fois de plus, réussi à tenir.

Leur zip lui, est une conception « maison », puisqu’il s’agit de leur technologie WaterTight™ (créée en 1999), entièrement développée en interne. Une valeur sûre, donc.

À l’intérieur du sac, je ne crois pas qu’il y ait de véritable prouesse technique, mais tout le monde ne sera peut-être pas du même avis que moi, et si vous voulez en savoir plus pour vous faire votre idée, vous pouvez retrouver le test complet du sac effectué par un des contributeurs de l’équipe de Carryology. Là encore, une valeur sûre 😉 .

Il faut savoir que 20% de la production d’Arc’Téryx vient de Vancouver, ce qui peut expliquer en partie le prix de leurs articles… Pour le coup, le sac Nomin 2.0 est bel est bien fabriqué au Canada et sa toile fabriquée aux États-Unis, on comprend déjà mieux son prix (un peu moins de 700 euros).

Surtout, je pense que ce sac représente en fait une somme de petits détails, qui réduisent l’esthétique du sac à dos à sa plus simple représentation et qui, grâce aux croisements des différents savoir-faire de l’entreprise, permettent une amélioration de ses différentes fonctionnalités. Cette somme de micro-détails place donc ce sac très haut dans la notation et justifie son prix. Il n’est pas encore en vente dans notre boutique, mais si vous désirez l’acheter, vous pouvez le faire sur le site de la marque.

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